Le travail à la maison



2 ans


Lorsque Thomas était petit (vers l'âge de 2 ans), sur des feuilles de papier, je faisais des dessins ou j'écrivais Thomas.
Thomas était beaucoup plus intéressé par le mot que j'écrivais que par le dessin.


Il  aimait les lettres, les connaissait bien. Mon mari jouait avec lui avec une chenille alphabet, puzzle : il fallait placer le A majuscule sur le a minuscule, ainsi de suite.

Par contre, lorsqu'il écrivait, il utilisait toute la page, il ne contenait pas son écriture.

Mon mari (à partir de la GS) lui faisait faire des lignes d'écriture sur pointillés de lettres en capitales, tout d'abord puis en cursives.

Lieu de travail : environnement épuré, et au début Thomas avait du mal à rester assis, nous avons positionné la table de travail dans un angle, un coin (pour l'empêcher de "s'échapper").




Temps de travail : time timer qui permettait à Thomas de visualiser le temps qui reste.

 Présentation : On peut proposer une série d'images (
qui illustre chaque activité) que l'on pose et on dit oralement ce que l'enfant va devoir faire.
La séance commence par la première activité.
 Chaque fois qu'une activité est finie, l'enfant retire l'image correspondante. Il peut ainsi se rendre compte qu'il progresse vers la fin du temps d'activités.


Petit conseil, (d'après la façon dont j'ai vu les professionnels travaillés), lors d'un exercice, laisser l'enfant proposer
une réponse.
Si elle est fausse, NE PAS LUI DIRE : NON mais tu es sûr ?, ce n'est pas la bonne réponse, lui donner la bonne réponse (afin de ne pas le décourager ou le laisser dans l'incapacité de répondre).
Le NON est associé aux interdictions, l'enfant risque de ne plus vouloir répondre, on lui a dit NON.

Si l'enfant ne répond pas, ne pas trop attendre et donner la réponse attendue.
Vérifier en répétant l'exercice que l'enfant a entendu la bonne réponse et le récompenser s'il répond correctement : 1 gorgée de coca, autre, 1 bonbon ...en fonction de l'évolution de l'enfant, on pourra remplacer ce type de renforçateurs par des félicitations : Bravo ! T'es un champion ! sur un ton expressif.

Chaque activité ne doit faire travailler qu'une compétence dans un 1er temps.
Proposer comme première et dernière activité de la séance des exercices que l'enfant aime bien.

Repérage spatial :

Demander à l'enfant de placer le chat sur ou sous la table bleue. Si il se trompe ou si il ne fait rien, lui prendre la main et placer le chat avec lui au bon endroit et  dire oralement : le chat est sur (ou sous) la table.

Pour ce genre d'exercice, il ne faut pas qu'il y ait d'équivoque possible  et il faut aussi à mon avis que les situations proposées aient du sens pour l'enfant, que ce soit réaliste comme proposition.


Ou demander à l'enfant : il est où le chat ? pour qu'il formule la réponse, oralement. Si il n'y arrive pas, lui donner la réponse et le faire répéter.


Le passage sur "papier"  de ce genre d'activités était difficile pour Thomas, parce qu'en fait il y avait souvent plusieurs consignes : colorier ou entourer, le passage 3D, 2D lui posait sans doute également problème.

Graphisme :

Les exercices doivent correspondre aux centres d'intérêt de l'enfant.
Thomas adore écrire les prénoms (les bâtons, les ponts, les pics n'ont pas de sens, pas d'intérêt pour lui, le coloriage non plus, il n'aime pas ça, par contre écrire le prénom d'un membre de la famille, d'amis était jubilatoires).
Il écrivait dans les graviers avec un petit bâton, avec des grosses craies sur la terrasse, sur des ardoises blanches, papier. Au début, il disait le prénom qu'il voulait écrire et je lui disais les lettres, petit à petit, il savait les écrire tout seul.

Mais Thomas a tendance à écrire très grand.
Les pointillés ou les cases limitent le geste. On peut écrire un modèle que l'on scanne et que l'on imprime ensuite autant de fois que l'on veut.

La sensation n'est pas la même lorsqu'on écrit avec un crayon sur papier que sur une ardoise ou une feuille plastifiée.
Nous alternons au gré des envies de Thomas parfois. Je lui demande ce qu'il préfère.
Si l'on a le temps, on peut préparer un cahier d'écriture comme à l'école.



Octobre 2007 : en capitales dans un premier temps

Novembre 2007 : en cursives lorsque Thomas est devenu plus à l'aise, toujours sur pointillés.


Décembre 2008 : sur pointillés, puis dans cases ou ronds sans pointillés.



Eté 2008 : Thomas, lorsque j'écris quelque chose sur mon ardoise, veut regarder et recopier. C'est génial !


Noël 2008 :
Un modèle, pas de pointillés mais un cadre.

Page d'écriture préparée : un son, un mot que Thomas connaît, aime, comportant le son. Sans pointillés.
On aborde les dizaines.


Travail sur les chiffres :


Thomas a eu beaucoup plus de mal à appréhender les chiffres, les quantités, cela l'intéressait moins ou je n'ai pas su lui proposer les activités qui auraient pu le motiver.

C'est Alexandra (psychologue libérale) qui a réussi à le faire entrer dans ce type d'apprentissage, puis nous avons essayé de poursuivre le travail.

1er exercice : Dans un premier temps, compter avec guidance physique des choses qu'il aime (personnages, objets adorés...). Face à face, prendre son doigt pour l'aider sur des petites quantités pas plus de 3 pour commencer.

2ème exercice : Proposer 3 étiquettes correspondant à 3 chiffres différents, le 1,  le 2, le 3  : "tu me donnes le 1."etc... jusqu'à ce qu'on soit sûr qu'il reconnaîsse les trois chiffres.

3ème exercice : Compter et demander le chiffre correspondant.

Exercice où il faut relier des chiffres et cela donne un dessin
(travail proposé à l'école repris à la maison). Thomas avait beaucoup progressé sur ce type de travail. Mais au début la guidance physique était indispensable.

Le 11, 12, 13, 14 , 15, 16 étaient difficiles pour lui. Par contre, le 17, 18, 19 ne posaient pas de problème car la construction de ces nombres est logique. Du coup sur la série des 20,30, il n'avait pas de problème, c'était logique.

 



Graphisme, d'abord sur pointillés puis sans pointillés.


En haut sur pointillés, en bas sans pointillés, dans cases.







Le bingo-loto (acheté chez Gifi) : Thomas aimait beaucoup y jouer. Il faut dire qu'il fallait tourner la manivelle, les boules faisaient du bruit. Mais il avait bien compris le système. Je ne mettais que les boules jusqu'à 20 ou 30. J'avais préparé des grilles spéciales plastifiées. Nous en avions chacun une.
C'est lui qui regardait le nombre et il essayait de lire tout seul puis il regardait sur sa fiche et l'entourait s'il l'avait.
Aide nécessaire pour éviter les erreurs.




Le jeu du pommier (auquel il jouait à l'école GS) : associer le nombre de points sur le dé avec le nombre de pommes à placer (ou cueillir) dans l'arbre. Chacun son tour et son arbre. Difficile au début, Thomas a beaucoup progressé.
J'ai fabriqué mes pommiers en pâte à sel et utiliser des boules d'un jeu que je n'utilisai pas (Margot l'escargot).
Mais il peut très bien être dessiné, plastifié ainsi que des pommes que l'on place avec des velcros.

Relier des points pour faire un dessin. Jusqu'à 10 pas de problème. Au delà, il fallait parfois aider.

Nous commencions à aborder les additions.



Relier :

Activité utilisée très fréquemment dans les exercices scolaires. Cela a posé beaucoup de problèmes à Thomas. On ne relie jamais la même chose. On peut relier 2 dessins identiques, qui ont juste un lien entre eux, un mot à une image, un chiffre à un groupe d'objets... relier des chiffres pour faire un dessin...
Chaque exercice nécessite un apprentissage pour Thomas :
guidance physique que l'on relâche petit à petit et on augmente la difficulté petit à petit.

Même problème avec : entourer. On entoure une gomette pour travailler le rond, on entoure le même mot que le modèle parm
i une liste (là, il ne faut pas tout entourer) , on entoure une lettre, une syllabe...

Relier


Thomas prenait beaucoup de plaisir à faire ce genre d'activités. Il fallait souvent changer les photos ou les noms de place, sinon, il travaillait de mémoire et ne prenait pas la peine de lire les mots.
Entourer

Sur ce genre de travail, il faut commencer avec peu de mots bien différents.


Entrer dans la lecture :

A partir de son entrée en CP, Thomas travaille tous les soirs (une demi-heure) maximum. Je lui explique que les enfants ont du travail, des devoirs le soir, lui aussi. Avec mon mari, il travaille les syllabes : ma, me, mi, mo, mu etc...avec des étiquettes ou sur ardoise. Soit, il doit lire, soit il doit donner l'étiquette correpondante au son parmi plusieurs choix, soit, il écrit en capitale le son entendu sur une ardoise (c'est ce qu'il préfère).

Après insistance de notre part, l'enseignante a bien voulu nous fournir les fiches qu'elle donnait aux autres enfants.
J'adapte le travail à son niveau (lecture des mots qui ont du sens pour lui uniquement), parfois, je retape la liste de mots que j'ai choisi, pour que ce soit écrit plus gros et que les mots soient bien séparés les uns des autres.
Je scanne les images des livres utilisés, écrit une phrase en dessous, fait les étiquettes des mots correspondants et on reconstruit la phrase en dessous.

Bien sûr, je choisis un moment où il est plus disponible avec comme renforçateurs positifs (= carotte) : la douche qu'il adore, des bonbons qu'il apprécie depuis peu.
 
"On fait un peu de travail et après tu auras des bonbons et ce sera la douche".
Ca marchait très bien.
J'utilisais le time timer pour limiter le temps de travail, et la sonnerie d'une minuterie pour limiter le temps de la douche.



Deux possibilités :

- je laisse les phrases (seulement), on essaie de les lire ensemble et on cherche la photo correspondante (difficile)

- je ne mets que les photos, on fait la phrase correspondante oralement puis on cherche chaque mot de la phrase parmi les étiquettes et on construit la phrase.

Thomas aimait bien le travail de composition des phrases.
La lecture lui posait plus de difficultés.

Notre problème était qu'il avait appris les syllabes composées de 2 lettres, si bien qu'il ne tenait compte que de la première syllabe des mots. Mais il progressait.

Nous faisions également travailler Thomas pendant les vacances, pas de manière systématique. 

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